Grand Frais, Marie Blachère : danger pour nos commerces !

Grand Frais, Marie Blachère : danger pour nos commerces !

Urgence au Conseil municipal

Vendredi 14 novembre, le conseil municipal a été réuni en urgence. À l’ordre du jour : l’installation annoncée d’un magasin Grand Frais à la place de l’enseigne Gifi, pourtant en bonne santé économique à L’Arbresle, mais victime d’un accord national entre les deux groupes, portant sur une vingtaine de magasins.
À cette annonce, notre inquiétude a été immédiate. Pourquoi ? Parce qu’une telle grande surface alimentaire, spécialisée dans le frais (primeurs, fromagerie, boucherie, boulangerie, poissonnerie) fera inévitablement du tort aux commerces déjà installés. 

  • Aux commerces de bouche du centre-bourg d’abord : le centre de gravité du commerce alimentaire, si on peut dire, serait déplacé dans la zone des Martinets. Or les boucheries, la boulangerie, la pâtisserie, la fromagerie font beaucoup pour la fréquentation du centre historique. Par réaction en chaîne, les autres commerces (vestimentaires, de services, de décoration, de restauration…) seraient impactés aussi. 
  • Aux commerces de petite ou moyenne taille de la zone des Vernays : La Vie Claire, le Panier Coloré, Terres Lyonnaises, ainsi que le jeune maraîcher qui s’installe chez Ferrière le mercredi soir… 
  • Et même aux deux autres grandes surfaces de la zone, Carrefour et Super U, voire à Lidl également, gros employeurs et acteurs historiques et incontournables de notre périmètre géographique. 

À savoir : pour l’instant, rien ne permet à la mairie de s’opposer à une telle installation, qui se joue dans la sphère privée et relève de la liberté du commerce. Le Schéma de cohérence territoriale (SCoT) en vigueur aujourd’hui ne prévoit pas ce cas de figure. Nous nous sommes fait confirmer lors du Conseil Municipal à quel point les élus locaux n’avaient pas voix au chapitre. 

Une démarche commerciale agressive 

Toutefois, comme l’ensemble des conseillers municipaux, nous avons voté pour que la Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC) soit saisie. Elle s’en saisirait automatiquement si la superficie concernée dépassait les 1000m2. Or les locaux concernés font – comme par hasard – 900m2…  Rien ne l’oblige donc à accepter cette saisine. Pourtant, il faut tenter le coup car l’équilibre de tout notre tissu commercial est en jeu. Sur notre suggestion, un paragraphe sera ajouté pour signaler à la CDAC que l’ensemble du Conseil municipal, à l’unanimité, s’est élevé contre l’installation de l’enseigne Grand Frais. 

La démarche est sournoise. D’expérience, lorsqu’un Grand Frais s’installe, il est suivi de peu par une boulangerie industrielle de son partenaire Marie Blachère. La Halle, mitoyenne, dont l’activité souffre de la concurrence en ligne, pourrait être rachetée dans ce but, permettant à Grand Frais de s’étendre en toute légalité au-delà des 1000m2 qui aurait provoqué d’office une étude par la commission…

Gagner du temps

Si la commission accepte la saisine, elle est suspensive. Autrement dit, cela nous ferait gagner du temps. Assez de temps pour que le nouveau SCOT entre en vigueur ? C’est à espérer, parce que celui-ci permettrait à la commune de s’opposer tout simplement à ce genre d’installation… l’enquête publique est maintenant terminée et le SCOT doit être approuvé fin 2025/début 2026.

Tous acteurs de notre consommation

Rappelons enfin que nous tous, consommateurs, avons du pouvoir : le meilleur moyen de préserver  nos commerces locaux, et particulièrement ceux du centre-bourg, c’est d’y faire nos achats, plutôt que dans les grandes surfaces ou en ligne. 

A l’approche des fêtes de fin d’année, faisons ce choix citoyen !

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